PDIFM : TENUE DE L’ATELIER DE LANCEMENT

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De gauche à droite, MM. Alain LUNGUNGU, Coordonnateur National de la CFEF, MUTOMBO Mulemule, Directeur de cabinet de SE M. le Ministre des Finances, et Emmanuel PINTO, Représentant du Directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC

PDIFM : TENUE DE L’ATELIER DE LANCEMENT

La CFEF a organisé l’atelier de lancement du Projet de Développement des Infrastructures Financières et des Marchés, PDIFM en sigle, ce vendredi 26 juin 2015, dans le Salon Congo du Pullman Grand Hôtel Kinshasa. Après plus de 9 mois après la mise en vigueur du projet, cet atelier visait à informer les intervenants et les bénéficiaires des mécanismes de mise en œuvre en vue de leur meilleure implication, a souligné M. le coordonnateur National de la CFEF, Alain Lungungu, dans son mot de bienvenue.

Le PDIFM « confirme l’engagement du Groupe de la Banque mondiale à soutenir le secteur financier qui, comme nous le savons, est un secteur clé de développement de la RDC » a affirmé M. Emmanuel Pinto au nom de M. le Directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, avant de rappeler que l’objectif est de servir davantage d’entrepreneurs congolais ayant des compétences et des projets crédibles, mais qui font face à des contraintes de financement pour développer leurs activités.

Dans son mot d’ouverture de l’atelier, M. Mutombo Mulemule, Directeur de cabinet de SEM. le Ministre des Finances a insisté sur le fait que toutes les activités prévues vont indéniablement participer à l’émergence de l’économie de la RDC et à l’inclusivité des finances publiques. « C’est de cette manière que notre pays retrouvera sa place dans le concert des nations, en plaçant la modernité des infrastructures au centre des services à rendre à nos compatriotes et à ceux qui ont choisi la République Démocratique du Congo comme leur seconde patrie. »

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Présentation de la régulation et de la supervision du secteur de la microfinance par la BCC par Mme Marie-Josée NDAYA

L’atelier s’est poursuivi avec des exposés portant sur les articulations principales du PDIFM par composante. Ainsi, parlant au nom de M. le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, M. Jean-Louis Kayembe, Directeur général de la Politique monétaire et opérations bancaires, a indiqué que le système attendu du PDIFM présentera des avantages notables tant au bénéfice de l’économie en général que du secteur bancaire et financier en particulier, sans oublier les services publics de l’Etat. « Au final, l’économie nationale sera gagnante grâce à la vélocité et à l’efficience dans le dénouement des transactions commerciales et financières, moteur de croissance de l’économie réelle ».

L’état d’avancement de l’installation des infrastructures physiques, de l’assistance technique et du renforcement des capacités de la BCC a été présenté par M. Kapinga, Directeur de Systèmes de paiement à la BCC. Toujours, à propos de la BCC, Mme Marie Josée Ndaya Ilunga, Directrice de microfinance, a présenté les besoins en renforcement de la régulation et de la supervision du secteur la microfinance en RDC. On retiendra que tous les contractants effectuent leurs travaux selon les termes convenus et que les lois régissant la microfinance en RDC méritent une révision et/ou une mise à jour.

  1. Jean-Claude Thetika, Directeur général du FPM Asbl, a présenté l’appui technique à l’expansion de la microfinance et à l’inclusion financière menée par sa structure. Dans un secteur
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    M. Jean-Claude THETIKA présente les réalisations du FPM Asbl

    bancaire caractérisé par une croissance, mais jusque là orientée vers les grandes entreprises, sa structure s’intéresse vers le banking de masse, qui a fait ses preuves avec 160.00 clients, grâce aux produits innovants, dont 43 % des femmes « sans aucune mesure coercitive ».

Pour rappel, le PDIFM est un financement de la Banque mondiale à hauteur de 30 millions USD, visant à moderniser l’infrastructure des paiements, à mettre en place le nouveau système national des paiements permettant le règlement irrévocable en temps réel de tous les paiements de gros montants et des paiements électroniques de détail et à accroître la disponibilité de financements en faveur des MPME.

Dans sa première composante, le PDIFM permettra, grâce à un commutateur national, la connexion entre la BCC et toutes les banques commerciales et les systèmes exploités par des tiers. De cette manière, un règlement efficace, définitif et irrévocable des engagements entre les banques sera assuré et la BCC pourra surveiller et gérer le risque systémique.

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Une assistance composée des intervenants et bénéficiaires du Projet

La réglementation et la supervision du secteur de la microfinance sont au cœur de la seconde composante. A travers une assistance technique, il est attendu une croissance rapide de ce secteur, le développement des MPME, le renforcement des capacités institutionnelles et le dialogue public-privé en vue de soutenir les réformes.

Quant à la troisième composante, elle concerne la ligne de crédit à la disposition des institutions financières pour des financements à moyen et à long termes des MPME.

L’atelier de ce 26 juin 2015 a réuni plus d’une centaines de personnes représentant les secteurs financier, des affaires, de l’administration et des bailleurs fonds.