PDPC : Satisfaction de la mission d’appui à la chaîne semencière

Photo Champ RizPDPC : Satisfaction de la mission d’appui aux activité de la chaîne semencière

La mission d’appui à la mise en œuvre du PDPC, débutée depuis le 08 juin 2015, est passée à l’étape de terrain après 2 jours de rencontres avec des membres du Gouvernement et certains intervenants du Projet. C’est ainsi que, du 10 au 13 juin 2015, la délégation conduite par le Coordonnateur National de la CFEF, M. Alain LUNGUNGU, les 2 co-chargés du projet à la Banque mondiale, M. Amadou Oumar BA et Mme Milaine ROSSANALY, et une délégation comprenant les représentants des intervenants au projet (INERA, SENASEM, DVDA, SNV, ONUDI) a procédé à l‘identification des points de blocage et rencontrer les bénéficiaires en vue d’accélérer la mise en œuvre des activités de la composante 1 de ce projet « Développement des chaînes de valeur agricoles pour la Bas-Congo », à travers la visite les stations de l’INERA, les sites sur lesquels seront installés les plateformes industrielles et des séances de travail avec les membres du Gouvernement provincial et les représentants des forces vives de Boma.

Photo INERA PDPCA la station de l’INERA-Mvuazi, la délégation a visité le bâtiment qui sera réhabilité et les laboratoires qui seront équipés sur les fonds du projet, avant que le chef de Programme Manioc à l’INERA, M. BAKELANA, ne présente les champs semenciers. 50.000 mètres linéaires ont été nécessaires pour couvrir les 10 hectares, soit une densité double de 20.000 plants/hectares pour produire suffisamment des matériels de plantation. Cette station a planté 7 variétés de manioc, à savoir Zizila, Nsansi, Mvuazi, Disanka, Vuvu, Butamu et Wina. 137.520 mètres linéaires de boutures seront produits à la première coupe prévue pour novembre 2015. Quant aux travaux de réhabilitation du bâtiment administratif et à l’équipement des laboratoires, le prestataire recruté à cet effet débutera sa mission au début du mois de juillet 2015.

Sur 30 hectares, soit un total de 139.000 mètres linéaires de boutures, la station INERA-Gimbi a planté les mêmes variétés de manioc qu’à Mvuazi. Expliquant les travaux réalisés, M.Photo INERA PDPC RIZ MBALA, chef d’antenne Manioc, a indiqué que plus de 3000 hommes/jour été ont utilisés pour la réalisation de ces activités. C’est avec satisfaction que la mission a appris que la première coupe de boutures, 331.370 mètres linéaires de boutures, à mettre à la disposition des agris multiplicateurs interviendra au début du mois de novembre.

S’agissant du riz, 3 variétés de semences sont en préparation sur 3 hectares, à savoir le Nerica4, Nerica 7 et Nerica 14. Ces travaux sont effectués par la population riveraine, dont 75% de femmes, a déclaré l’ingénieur NGOY, chef d’antenne Riz à l’INERA-Gimbi. Toutefois, les semences de Nerica 14 présentent des risques dus à la fin de la saison des pluies. A cet effet, la mission a instruit l’INERA de recourir à l’irrigation de la parcelle contenant cette variété. La production des semences de base attendue est de 7 tonnes.Photo RIZ

Des séances de travail avec le Gouvernement provincial, représenté par SEM. le Ministre de l’Agriculture, Pêche et Elevage et Développement rural, Pierre KABANGU, assisté de M. le Commissaire provincial à la Coopération, Investissements et Suivi des projets, M. Elie TSUMBU. Il a été noté que l’Exécutif du Kongo central est impatient de voir le démarrage effectif des activités, notamment par la nomination d’un point focal. Le rôle de dernier sera de faire le pont entre le Comité Technique Provincial et l’Unité d’exécution de la Composante 1 (UEP 1), qui sera basée au Secrétariat général de l’Agriculture, Pêche et Elevage.

Photo réunionA Boma, la délégation a rencontré Mme le maire de la Ville. Autant que les membres de l’Exécutif provincial, Mme Marie-Josée SUAMI a exprimé l’impatience de voir le démarrage des activités en faveur du paysan du Bas-Congo en général et de la ville de Boma en particulier.

Dans la même ville, un échantillon des acteurs de la société civile, du monde paysan et des affaires se sont retrouvés autour de la mission pour échanger sur les attentes des uns et des autres. Pendant près de 2 heures, les différents services que le projet peut offrir ont été présentés. Les principales préoccupations des participants ont concerné les échéances pour le démarrage des activités.

A Lukula, où sera érigée une des 2 plateformes industrielles, la mission s’est entretenue avec M. l’Administrateur du territoire. M. Ferdinand TSHIKALA Etshindu, a émis son souhait de voir Lukula reprendre sa place de « territoire la plus industrialisée de la RD Congo ». La visite du site de l’ex-Agrifor a été effectuée en vue de se rendre compte de la possibilité de prendre possession des installations acquises par le Gouvernement congolais. Cette plateforme traitera les trois filières ciblées ainsi que d’autres produits tels que la banane, une culture très prisée dans la contrée.

La visite du terrain CRAFOD à Kimpese a clôturé l’étape de terrain de la mission d’appui à la mise en œuvre du PDPC. Il sied de noter que le site Kimpese abritera une plateforme industrielle.

Se confiant à la presse, M. Amadou BA a déclaré que l’absence des structures de mise en œuvre au sein des ministères sectoriels est à la base des retards constatés. Il n’a pas manqué de mentionner que la CFEF s’est bien acquitté de ses attributions, car l’INERA a commencé à produire des semences, les appels d’offres pour la réhabilitation et l’entretien des routes ont été lancés. « On ne peut pas dire qu’il n’y a rien qui a été fait. C’est qui est sûr, c’est qu’en 2016, vous verrez quelque chose de concret ».Photo Pondu

Sur la place de la Femme dans le Projet, Mme ROSSANALY a fait constat sur le rôle prépondérant de celle-ci. « La femme a un rôle central dans l’agriculture et devra être représentée à au moins 40% », mais il convient de réfléchir sur les moyens d’améliorer sa condition de vie.

Tirant les conclusions de cette mission, M. Alain LUNGUNGU, Coordonnateur National de la CFEF, a insisté sur la nécessité de mettre urgemment en place l’UEP 1 et de la coordination entre tous les intervenants à la composante.

Pour rappel, l’objectif poursuivi dans cette composante du PDPC est d’augmenter la productivité et l’emploi dans les chaînes de valeur des filières sélectionnées (riz, manioc et huile de palme) dans les six pôles nodaux (Boma, Lukula, Tshela, Kimpese, Mbanza-Ngungu, Inkisi), afin d’accroître les revenus de près de 50 000 agriculteurs, dont au moins 40 % de femmes.