PDPC : VISITE DE TERRAIN DE MME DINA UMALI AU KONGO CENTRAL

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Parc à bois de manioc dans le pôle d’Inkisi

Il a suffi de 2 jours pour que Mme Dina Umali Deininger, Directeur Agriculture à la Banque mondiale pour l’Afrique centrale et australe, accompagnée de M. le co-Chargé du Projet de Développement du Pôle de Croissance (PDPC) à la Banque mondiale, pour se rendre compte des avancées significatives dans la mise en œuvre de la composante « Développement des chaînes agricoles dans le Kongo Central».

Du 03 au 04 juin 2016, toute la délégation conduite par M. Lungungu Alain, Coordonnateur National de la Cellule d’exécution des Financements en faveur des Etats Fragiles (CFEF), a visité quelques activités de multiplications des boutures saines de manioc et des semences améliorées de riz dans le pôle d’Inkisi avant de rejoindre Matadi pour y échanger avec les autorités politico-administratives de la province du Kongo Central.

« Je suis satisfaite de voir que la mise en œuvre se déroule bien avec les semences sélectionnées qui sont en cours de reproduction. Ces semences sont à la base de la bonne production et de l’amélioration de la productivité des paysans », a confié Mme Dina Umali. Propos confirmés par M. Ahmadou Oumar Ba, co-chargé du PDPC à la Banque mondiale : «  Enfin, on voit des progrès dans ce projet qui a mis du temps à démarrer et cela dans la bonne direction. La semence est la porte d’entrée pour l’amélioration de la chaîne de valeur agricole ». Il faut maintenant y joindre les bonnes pratiques de multiplication et de dissémination des semences.

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Echanges avec M. Antoine Ghonda (en rouge)

La visite des sites a débuté par le champ semencier de la Fondation Antoine Ghonda, opérateur semencier dans le pôle d’Inkisi, territoire de Madimba. Cet opérateur procède à la multiplication des boutures saines de manioc sur 20 hectares pour le compte du PDPC. A la question de savoir quelles sont les innovations apportées, M. Ghonda confie que, en comparaison avec les autres projets, le PDPC a l’avantage d’être bien organisé, dans la mesure où toutes les activités programmées se déroulent selon le chronogramme contenu dans le contrat. Il a exprimé l’impatience des organisations paysannes d’obtenir des boutures saines et son espoir de voir le manioc produit par son champ servir à l’approvisionnement de sa minoterie.

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M. Kivua de la CEDEF explique à la délégation les différentes étapes des travaux

Dans le même pôle d’Inkisi, la délégation a visité les champs semenciers du Centre de Développement Familial (CEDEF). 10 hectares de manioc et 3 de riz irrigué ont été emblavés et les semences sont destinées aux 103 organisations paysannes encadrées par CEDEF. M. Kivua, opérateur semencier depuis 1992, avoue que c’est la toute première fois que CEDEF va produire de la semence de manioc de la même variété sur 10 hectares. Cet opérateur semencier, outre son réseau d’organisations paysannes, dispose d’une ferme pilote qui forme les paysans à l’agriculture, la pisciculture et l’apiculture.

A Matadi, ville capitale de la province du Kongo Central, la délégation a été reçue par SE M. le Gouverneur Jacques Mbadu Situ, avant un repas partagé avec toutes les notabilités de cette province dans le jardin de sa résidence. Le N° 1 du Kongo Central, qui a démontré son appropriation des activités du PDPC, a remercié la Banque mondiale pour son accompagnement dans la mise en œuvre, notamment l’étroite collaboration avec les institutions provinciales dans la structuration des organisations paysannes sans laquelle les appuis du projet sont impossibles. Pour lui, les activités du PDPC tombent à point nommé, car elles fournissent du matériel végétal certifié, soutiennent le partenariat entre les entreprises agroindustrielles et les coopératives ainsi que la réalisation des études nécessaires au parc agroindustriel de Lwala.

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Rencontre avec SE M. le Gouverneur Jacques Mbadu

Au terme de cette visite, Mme Umali a encouragé la CFEF à poursuivre les efforts pour la réussite d’un projet à succès et qui doit servir de modèle. « Il faut maintenant partager les bonnes expériences des uns et des autres. Par exemple, la gestion du sol ou de l’eau peut conditionner la réussite ou l’échec de certaines activités ». Elle a recommandé que les cas de succès soient

Pour sa part, M. Ahmadou reconnaît qu’il reste beaucoup à faire en termes d’approche communautaire, des coopératives et aussi de dissémination des pratiques culturales auprès des producteurs pour qu’ils s’en approprient. Il sied de noter que cette mission de maître d’ouvrage délégué pour la structuration et la professionnalisation de la dynamique paysanne du Kongo Central, a été confiée à La SNV, organisation néerlandaise de développement.